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vendredi 2 janvier 2009

Bonne année 2009!

Dernier article de ce blog pour souhaiter à tous les lecteurs une très bonne année 2009, et pour clôturer ainsi cette expérience.Je ne sais pas ce que cette nouvelle année va me réserver, je n'aurais jamais pensé aller en Inde en 2008, donc d'autres surprises seront peut-être de la partie également cette année!

En tout cas, s'il faut tirer un bilan, je dirais que le mot qui résume le plus l'Inde est le mot contraste. Contrastes de richesse et de niveaux de vie, contrastes de paysages, contrastes de langues, contrastes de diversité, contrastes de coutumes, contrastes dans les religions, contrastes dans l'histoire... l'Inde, à la fois pays fascinant et repoussant, uni et hétérogène, moderne et traditionnel, facile et difficile, égalitaire et injuste, où l'on peut se sentir à la fois anonyme tout comme complètement intégré dans le tourbillon de la vie des Indiens.

jeudi 25 décembre 2008

Photos d'Inde du Sud


Un petit aperçu: l'Inde du Sud et ses palmiers, ses épices, ses fruits exotiques, ses paysages variés et la douceur de vivre, pour une dernière semaine de vacances complètement dépaysante!































mardi 23 décembre 2008

Pondichéry

Notre voyage en Inde du Sud s'est conclu avec la visite de Pondichéry, ancien comptoir français, où nous avons retrouvé Nico ainsi qu'Anne-So et Elise-Grumette, fraîchement arrivées en Inde. Histoire de faire la transition doucement vers la France, on se retrouve à parler français en pleine rue avec des Indiens, à s'étonner devant les panneaux de signalisation traduits, et à s'extasier devant un bon petit-déjeuner baguette - pains au chocolat! Avec sa jetée type "Promenade des Anglais", cela ressemble vraiment à une ville de méditerranée, un peu plus vivante peut-être (et donnant sur le Golfe du Bengale, tout de même!).
L'attraction de la journée a tout de même été de se faire bénir par un éléphant au temple de Ganesh, (gentille petite tape sur la tête après avoir glissé des pièces dans sa trompe); puis de croiser Ségolène Royal entourée de ses enfants.... Ségolène Royal face à un éléphant - du PS (!), une photo de paparazzi se serait imposée !

jeudi 18 décembre 2008

Goa et Kerala en vrac

En vrac:
Goa, longues plages de sable blanc, petites huttes sous les cocotiers, la mer chaude, des eglises et des cathedrales datant du 15e siecle edifiees par des Portugais, des gens souriants et chaleureux, du poisson grille deguste les pieds dans le sable, balade en scooter pour decouvrir des plages encore plus desertes que les autres....
Le Kerala, autre decor, Kochi (Cochin) et ses petites maisons blanches, des etoiles sont accrochees aux fenetres pour Noel, les filets chinois des pecheurs sur le quai, le vieux quartier avec la synagogue, une balade en velo dans les ruelles aux epices, et la nuit dans les backwaters a Allepey, ces canaux d'eau douce tellement paisibles au milieu des palmiers sur un Houseboat amenage en hotel flottant.. Absolument feerique !
Le contraste avec l'Inde du Nord est saisissant!

samedi 13 décembre 2008

Départ pour l'Inde du Sud

Voilà, dernier jour à Delhi pour moi....
Pot de départ avec les collègues, aurevoir aux copains, valises bouclées, et je pars pour 10 jours dans le Sud en VACANCES (avec Marion)! Au programme, les plages de Goa, les backwaters du Kerala, les plantations de thé; et Pondichéry (où je retrouve Nico, Anne-So et Grumette !)
Un beau programme en perspective!

vendredi 12 décembre 2008

Varanasi / Benares

Dernier week-end en Inde du Nord, et pas le moindre, puisqu’il était consacré a la visite de Varanasi, « la ville des morts. »
Apres une petite nuit dans le train, - véritable bapteme de l’Inde et de ses incohérences pour Marion pour son deuxieme jour!(partager sa couchette avec un gros barbu, non merci !); nous faisons la découverte de cette vieille ville et de ses ruelles sombres, sinueuses et sales... une plongée dans le Moyen-Age ! (C’est d’ailleurs une des plus vieilles villes du monde !) L’atmosphere est étrange : depuis le haut des toits des hotels, la vue est belle, mais le ciel est brumeux, on ne voit pas le soleil, les odeurs sont tres fortes et prennent au nez, et la brume renforce l’impression de fumée et de spiritualité ambiante.
Varanasi est la ville sainte par excellence. Située sur la rive gauche du Gange, les ghats (escaliers avec des marches qui descendent jusqu’au bord de l’eau) s’étirent sur toute la longueur de la ville. Les Hidous viennent faire leurs ablutions dans le fleuve, et les ghats sont surtout célebres pour les crémations en plein air (et souvent a la chaine !). Se faire incinérer a Bénares, puis avoir ses cendres jetées dans le Gange, permet a tout Hindou de se voir libérer du cycle incessant des réincarnations. L’homme le plus riche de la ville est le producteur de bois…

Apres une balade en barque sur le Gange, qui nous a permis d’observer les crémations de loin, de déposer une bougie flottante sur l’eau (sans toucher l’eau bien sur !!!) et de se balader le long des rives, on nous apprend que tout le monde n’a pas le droit a la crémation. Certains sont jetés directement dans le Gange (et que l'on peut donc croiser, flottant au fil de l'eau!): les enfants de moins de 10 ans, les femmes enceintes, les albinos, les morts piqués par un serpent, et les Saddhus – ces moines errants qui ont rejeté toute vie matérielle et affective pour se consacrer a la recherche de la spiritualité. D’ailleurs, nous etions un peu décus de ne pas avoir croisé de Saddhus comme on nous en avais tant parlé : méditant sur les abords du fleuve, le regard dans le vide, et le corps recouvert des cendres blanches des morts.
La cérémonie quotidienne du soir sur le bord du Gange, avec musique, sons de cloches, encens, danses aux accents spirituels était intéressante, mais un peu trop « spectacle » a notre gout.

Le lendemain, petite visite a Sarnath, ville bouddhiste a 10km de la, ou Bouddha a fait son premier sermon a ses disciples. Nous n’avons pas eu trop le temps d’en savoir beaucoup plus, puisqu’a la deuxieme visite d’un temple, Nico eut la bonne idee de descendre les marches un peu trop vite, et du coup, nous proposa plutot d’aller visiter les hopitaux de campagne aux alentours. Meme avec une fracture au pied, le moral reste bon, puisque, par chance le premier médecin qui nous recoit est un orthopédiste ! Nous finissons le week-end par la visite des fabriques de soie, (et des magasins bien sur !!) avant de reprendre le train de nuit vers Delhi pour conclure un apercu de l’Inde profonde, assez intense, en odeurs, découvertes, et en émotions !

mercredi 3 décembre 2008

Kolkata

Kolkata (nouveau nom de Calcutta) est une ville vraiment différente de Delhi. Nous avions prévu un week-end bien rempli! Visite de cette ancienne capitale des Indes, qui garde un certain charme de l'héritage colonial... Elle a apparemment été construite sur le modèle de Londres, et donc conserve des bâtiments, qui bien que décrépis, font étrangement britanniques!

Ici, les gens vivent littéralement dans la rue : les innombrables échoppes sur le trottoir sont transformées en cantine à l'heure du déjeuner, des gens se lavent, font leur lessives où jouent avec les pompes à eau, d'autres dorment en plein trafic sur des planches en bois. L'ambiance est très agréable, malgré la densité de population et la pollution.

Quelques nouveautés dans le domaine du transport : un métro (le premier construit en Inde); des trams (qui roulent à contre-sens des voitures); et des hommes-rickshaws (de vrais "pousse-pousse" à la force des bras, assez choquant il faut bien le dire).

Au programme, petite balade en barque sur la rivière Howry (on a même vu des dauphins d'eau douce; qui vivent apparemment aussi dans le Gange, et qui sont aveugles et sans nageoire dorsale!), balade dans les jardins aux fontaines lumineuses, spectacle au planetarium (si si! c'est l'attraction de la ville), visite de nuit du Victoria Memorial, passage dans la plus grande gare d'Asie (Howrah Station pour récupérer les parents de Nico après 14h de retard!!!). Le dimanche, balade dans les quartiers, puis visite de la maison des mourants de Mère Theresa, au milieu des bidonvilles, puis du temple de Kali (déesse de la guerre, ultra puissante, pour qui on fait des sacrifices de chèvres tous les jours), on a pu faire des prières (Poojah) pour nos proches près d'un bassin sacré, puis passage au Victoria Memorial (étonnant comme architecture, de jour comme de nuit), et visite du célèbre marché aux fleurs près du pont de Howrah... Retour en avion low-cost sans souci...
Un petit week-end escapade très agréable, au soleil, dans une ville avec étonnament de charme et bien sûr, en profitant des spécialités bengalis !!!

lundi 24 novembre 2008

Mariage a l'indienne - 2eme partie


La vraie fete du mariage avait donc lieu samedi soir…
Cela avait lieu un peu en dehors de Delhi, dans le Sud. Dans un quartier apparemment dédié aux mariages, puisque nous sommes passés devant pres d’une cinquantaine de maisons ou des mariages étaient organisés, reconnaissables a leurs guirlandes lumineuses pendant sur les facades, et des drapés rouges et roses suspendus a l’entrée.
L’endroit était a la mesure de notre imagination. Un grand espace en plein air avec des tentes, des centaines fauteuils roses et recouverts de coussins dorés, des fleurs partout, une petite fontaine dans un coin, et bien sur des buffets fruits, d’apéritifs, differents plats, des d’entrées, desserts... ) ou des dizaines de cuisiniers en toque blanche s’affairaient. (Mes collegues m’avaient prévenue, « on reconnait un bon mariage a la nourriture qu’ils proposent ! »)
Accueillis par nos propriétaires, nous sommes présentés aux différents invités... Les femmes me sourient et commentent mon sari (qu’apparemment je portais tres bien) - Bon, j’avoue, deux femmes me sont venus en aide a un moment pour le remettre correctement de la bonne facon (j’ai d’ailleurs essuyé leurs foudres car je portais un legging en-dessous et non pas la jupe ‘petticoat’ qu’il faut normalement assortir !)
Le mariage traditionnel hindou commence sans les mariés. La famille de la mariée est la premiere a arriver sur place (vers 21h-22h), pour commencer a manger et a discuter. Le marié, lui, n’arrive que beaucoup plus tard (il faut se faire attendre par sa belle-famille !!) montant un cheval blanc, accompagné par une fanfare de cuivres et des lumieres, entouré par ses amis et sa famille qui dansent... . Il est habillé de facon traditionnelle et porte un chapeau ou pendent des perles devant sa figure...
Une fois enfin arrivé (la fanfare met pas mal de temps a se déplacer...), apres avoir recu la bénédiction du guru de sa famille, il va ensuite attendre sa future femme sur une sorte de scene....
Sa femme etait « cachée » pendant tout ce temps-la dans une maison attenante... Vetue de ses plus beaux habits, maquillée, decorée, dorée, elle porte pierreries, doreries et meme des objets traditionnels qui pendaient a ses poignets.
Elle se fait escorter jusqu’au lieu de réception par ses amis, frere, et cousines, qui tiennent au-dessus de sa tete un étonnant filet de fleurs (jasmin et orchidées). Elle rejoint enfin son mari sur la petite scene apres de multiples photos, pauses, et chants.
C’est ensuite le moment de la cérémonie d’échange de colliers de fleurs (qui dure elle-aussi assez longtemps). Les mariés s’échangent leurs voeux. Un systeme ingenieux de souffleur projette des pétales de fleurs dans le ciel au-dessus d’eux qui retombe en pluie sur les mariés et les invités. Puis c’est la séance de photo obligatoire (c’est finalement le photographe qui gere et dirige tout le déroulé de la soirée !!)

Nous sommes ensuite rentrés sans voir la suite de la soirée. Il etait 2h du matin, et ils devaient encore tourner autour d’un feu sacré, recevoir la benediction vers 3h ou 4h du matin avec uniquement la famille proche, et ensuite, j’imagine, ouvrir leurs cadeaux...

Bizarrement, meme s’il y avait de la musique, ce n’était pas du tout un mariage « dansant » (peut-etre a cause du froid, il devait quand meme faire 10-12 degrés au milieu de la nuit, et ce n’est pas tres facile de danser en sari!!), il n’y avait pas d’alcool (des jus de fruits chimiques gazeux a la place du champagne !), et toute la nourriture etait végétarienne !
En tout cas, c’etait un vrai plongeon au coeur du plus profond de la culture indienne; le mariage (qu'il soit un arranged marriage comme ici, ou un love marriage) correspond au fondement de la cellule familiale, et donc au fondement de toute la société indienne!

Pour plus d’infos, un article dans Aujourd’hui l’Inde Les quatre commandements du mariage indien

lundi 10 novembre 2008

Chandigarh



Chandigarh est la capitale du Penjab; mais seulement depuis 50 ans. Elle a été construite de toutes pièces par Le Corbusier architecte français qui a conçu les plans de la ville dans les années 60. Résultat; une ville qui ne ressemble à rien d'autre de ce qu'on peut trouver en Inde. De grandes avenues très larges et très droites, une ville divisée en secteurs, des bâtiments en béton qui ressemblent à mon avis plus à des gymnases sportifs des années 60 qu'à de vraies prouesses architecturales, mais c'est une ville qui a le mérite d'être très originale.

Notre visite était éclaire (28 octobre). J'ai surtout beaucoup aimé le Rock Garden, jardin fantaisiste d'un artiste (Nek Chand) qui a passé la moitié de sa vie a créer à partir de déchets et de matériaux reconstitués. C'est un véritable dédale dans des petites portes creusées dans la pierre, des ponts, des tunnels; des chemins près de cascades où trônent des figurines en pierre et faience... Un amphi-théatre aux allures du Parc Güell de Barcelone et des balançoires cloturent le parc.

J'ai mis une vidéo de l'ambiance assez particulière qu'il règne dans ce parc; (un peu plus bas)... un des monuments les plus visités en Inde après le Taj Mahal.

mercredi 5 novembre 2008

Ashram de Chandra Swami

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J'ai eu la chance de passer un très court week-end dans l'ashram de Chandra Swami, un gourou très connu, qui a fait voeu de silence depuis de nombreuses années, et qui drapé de orange (couleur de la prière et de l'ascétisme; cheveux et barbe blanche) gère un ashram très bien entretenu sur les contre-forts de l'Himalaya.



Tout est réglé et orchestré au millimètre. Le programme, les tenues, les rites, les repas... La journée commence à 4h30, par une séance de méditation commune, dans le noir, pendant 1h, jusqu'à 5h30. Ensuite; jusqu'au lever du soleil; Chandra Swani emmène sa troupe de disciples sur la terrasse pour marcher en file indienne jusqu'à ce que les étoiles disparaissent et que le soleil se lève.




Le petit déjeuner (tout comme le déjeuner, le thé et le diner) est servi assis sur des coussins par des volontaires. La journée s'organise ensuite entre des sessions de questions-réponses avec Swami-ji (réponses écrites, je précise), des tâches communes pour faire vivre la communauté de l'ashram (épluchage de légume, vaisselle, balayage des pièces communes...), des séances de méditation, des balades au bord de la rivière Yamuna et des moments de réflexion individuels...

Plein de vies et d'atmosphères différentes


Dharamsala, dans le temple du Dalai Lama (admirez mon bonnet tibétain)



Chandigarh, dans le Rock Garden

mardi 4 novembre 2008

Dharamsala, plongée dans le bouddhisme

Dharamsala s’atteint après une nuit de train et 2h de voiture, sur une petite route escarpée.
Devenue célèbre par la présence du 14e Dalai Lama réfugié ici, cette petite ville en haut d’une vallée et sur les contre-forts de l’Himalaya respire la quiétude et la spiritualité bouddhiste.


Le gouvernement tibétain y est réfugié depuis 1960. Mc Leod Ganj est une ville complètement différente des autres destinations ; on ne se croit plus en Inde, mais on est véritablement plongé dans l’Asie centrale. Dans les rues, on croise des moines un peu partout, au crane rasé, habillés de tuniques rouge bordeaux et jaune (mais certains ayant des téléphones portables et des baskets !), et on rencontre aussi de nombreux occidentaux qui viennent trouver une nouvelle voie d’épanouissement a travers les enseignements bouddhistes, et la méditation. Des drapeaux blancs, rouges, bleus, jaunes et verts contenant des inscriptions et des prières flottent au vent ; il fait frais (et oui, j'ai eu FROID pour la première fois!) et l’air est pur; les moulins a prières des temples se font actionner par les passants; des drapeaux et des T-Shirts FREE TIBET sont dans toutes les petites échoppes...

Les Tibétains sont tout simplement adorables : souriants, accueillants, modestes... Ils sont d’autant plus admirables qu’apres avoir visité le temple du Dalai Lama et vu le musée sur la répression chinoise au Tibet, on se sent encore plus proches d’eux. C’est impressionnant et tres émouvant de les imaginer traverser l’Himalaya pour venir se refugier ici ( il est estime qu’encore aujourdhui, environ 3000 Tibetains fuient chaque annee le Tibet en traversant les hautes montagne en hiver...)
Une petite balade dans la foret nous amène jusqu’à un lac, et a un village d’enfants tibétains. On passe toute l’aprem à jouer au foot, au basket, discuter avec les enfants, jouer de la guitare, et surtout apprendre énormement de choses sur leur vie de réfugiés ici (ils sont 2000 enfants dans cette école, et certains de leurs parents sont encore au Tibet).



Une petite ville hors du temps et hors de l’Inde...

...Les photos de notre week-end du 26-27 octobre

lundi 20 octobre 2008

Pushkar

Pushkar, ville sacrée, avec en son coeur un lac sacré pour les hindous est une de mes destinations préférées au Rajasthan.

J'y étais déjà allée cet été, mais ça ne me dérangeait absolument pas de la faire découvrir à Nico, et à nos visiteurs du moment: son frère, sa copine et un de leurs copains.

Après une nuit dans le train; on a bien profité de la douceur et de l'ambiance relaxante de Pushkar: balade au bord des ghats pour admirer les ablutions et des prières; spectacle des singes et des vaches dans les petites ruelles bleues, restos avec vue splendide sur le lac, 2H de balade à cheval l'après-midi dans le désert, avec coucher de soleil; visite du temple de Brahma (le seul au monde!); shopping (paradis du textile pas cher).

Un vrai plaisir de flâner dans ces petites ruelles piétonnes et tranquilles, pleine de baba cools et de rastas, et avec une ambiance spirituelle (toute la ville est végetarienne, et sans alcool!).



lundi 6 octobre 2008

Amritsar

Encore un week-end hors de Delhi, cette fois-ci au coeur du Penjab, à Amritsar, centre spirituel et culturel des Sikhs, avec comme principal attrait, le Golden Temple. Accompagnés de 2 copains Indiens: Jasmeet, avocat et de surcroit Sikh, et son pote Shohit, nous étions bien entourés!

Le trajet de nuit fut peu reposant! Nous avons vécu une vraie expérience indienne, en tentant un trajet de 9h dans un bus non-climatisé, sur des couchettes en mousse pour 2 personnes, recouvertes d'un drap-tissu à la couleur peu engageante, aux rideaux pleins de poussière... Le réveil fut un peu difficile!

Mais le Temple d'Or tient ses promesses...
On y entre apres s'etre déchaussé et apres avoir couvert sa tète, femmes comme hommes (le petit foulard "Golden Temple" est du plus bel effet). On peut y dormir gratuitement et aussi recevoir à manger à l'entrée (quelle que soit la religion du visiteur).


Le temple trone au milieu d'un grand bassin, ou les Sikhs viennent se baigner pour se purifier. La foule de pélerins en turbans est impressionnante, et la file d'attente sur un petit pont en marbre, pour accéder au temple lui-meme s'allonge de minute en minute,

C'est surtout l'ambiance qui est intéressante, de jour comme de nuit: les chants à la voix grave des pretres, les Indiens qui nous prennent en photo, les gens qui se baignent, le reflet du temple dans le bassin... tout cela dans un etat d'esprit de communauté et de partage.

Le Penjab est également intéressant de par sa proximité avec le Pakistan. Nous sommes donc allés faire un tour au poste-frontière d'Attari, ou chaque jour, la relève de la garde est un vrai événement. De chaque coté de la frontière, la foule se masse dans des gradins (hommes et femmes strictement separés du coté du Pakistan; tribunes reservées aux femmes et aux VIP - comprendre touristes ou Indiens fortunés- du coté indien.) Pendant 1h, la musique Bollywood préchauffe la foule et fait danser des femmes et des écolières. Puis la cérémonie demarre, au pas militaire, tres orchestrée et organisée. Impressionnant cri des soldats dans le micro, la foule reprend en coeur "Hindustan Zindabad" ( vive l'Hindoustan!) pendant que de chaque coté, les militaires avancent vers la porte séparant les deux pays, torses bombés, poings levés, sourcils froncés, effectuant une sorte de parade animale. Sous les acclamations de la foule, après avoir fait plusieurs allers-retours au pas militaire, les soldats finissent par descendre des mats les deux drapeaux (strictement en meme temps, il ne faut pas qu'un drapeau soit plus haut que l'autre), et à refermer les portes... jusqu'au lendemain.

mardi 30 septembre 2008

Le Gange


Ce week-end, nous étions donc aux sources du Gange... ou plus exactement, à l'endroit où le Gange descend de l'Himalaya pour arriver dans la plaine, et commencer sa longue course; qui passera; entre autres à Varanasi (Bénarès) pour finir à Kolkatta (Calcutta).

Le Gange est sacré pour les Hindous. Ils font donc des pélerinages pour se baigner dans ses eaux et méditer sur ses rives. Il est présent dans de nombreux rites de leur religion, par ses bienfaits purificateurs (j'en ai moi-même fait l'expérience, comme vous le prouve la photo ci-contre...)


En plus des ablutions pratiquées surtout à l'aube et au crépuscule; la cérémonie de la prière du soir, est impressionnante.


A Haridwar, première ville sainte, là où le Gange devient vraiment un fleuve sacré, nous avons pu assister à la "cérémonie du feu". Sur le ghat Har-Ki-Pari, juste avant le coucher du soleil, des milliers de fidèles se rassemblent pour chanter et prier, faire des ablutions, donner des offrandes (des bougies flottantes, entourées de fleurs, sur des feuilles de bananiers, qui dévalent le courant). Vision typique de l'Inde, où des familles entières (de la belle-mère aux nouveaux-nés) viennent ensemble se resourcer et prier pour leurs morts.

Une cérémonie assez impressionnante, surtout quand on se dit qu'elle se déroule chaque soir; avec la même ferveur et la même ambiance de fête.