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vendredi 2 janvier 2009

Bonne année 2009!

Dernier article de ce blog pour souhaiter à tous les lecteurs une très bonne année 2009, et pour clôturer ainsi cette expérience.Je ne sais pas ce que cette nouvelle année va me réserver, je n'aurais jamais pensé aller en Inde en 2008, donc d'autres surprises seront peut-être de la partie également cette année!

En tout cas, s'il faut tirer un bilan, je dirais que le mot qui résume le plus l'Inde est le mot contraste. Contrastes de richesse et de niveaux de vie, contrastes de paysages, contrastes de langues, contrastes de diversité, contrastes de coutumes, contrastes dans les religions, contrastes dans l'histoire... l'Inde, à la fois pays fascinant et repoussant, uni et hétérogène, moderne et traditionnel, facile et difficile, égalitaire et injuste, où l'on peut se sentir à la fois anonyme tout comme complètement intégré dans le tourbillon de la vie des Indiens.

samedi 13 décembre 2008

Départ pour l'Inde du Sud

Voilà, dernier jour à Delhi pour moi....
Pot de départ avec les collègues, aurevoir aux copains, valises bouclées, et je pars pour 10 jours dans le Sud en VACANCES (avec Marion)! Au programme, les plages de Goa, les backwaters du Kerala, les plantations de thé; et Pondichéry (où je retrouve Nico, Anne-So et Grumette !)
Un beau programme en perspective!

lundi 1 décembre 2008

Terror in Mumbai

Un petit mot sur les attaques de Mumbai... meme si je n’ai qu’une vision assez lointaine, en étant a Delhi.
Nous nous sommes réveillés comme tout le monde jeudi dernier avec ces nouvelles assez terribles... mais dans Delhi, rien n’était différent. Pas de tensions, pas de sécurité accrue dans la rue, RIEN. Au fur et a mesure de la journée, je suivais les infos sur les différents sites d’information indiens et c’est lorsque l’on m’a conseillé de rentrer du boulot avant la nuit par mesure de sécurité que j’ai vraiment senti la tension ambiante...


Depuis, tout reprend son cours. Nous avons pris l’avion ce week-end... et passé des mesures de sécurité tout a fait banales... Les gares n’étaient non plus pas spécialement gardées ni surveillées... A croire que l’Inde continue a vivre assez tranquillement et ne prend pas tellement au serieux ces attaques.
En y réflechissant, c’etait un peu pareil avec les attentats de septembre et octobre dernier a Delhi. La sécurité avait été un peu renforcée aux abords de certains marchés juste apres les attaques, mais la pression est vite retombée, et la vie quotidienne a repris son cours, normalement.

Les Indiens ont beaucoup parlé des attaques de Mumbai et sont bien sur tres choqués de ce qui est arrivé. L’incompréhension regne. Ils sont effarés et surtout se demande ou cela va mener. Pour la majorite des Indiens que nous connaissons, il y a un certain fatalisme ou une résignation chez eux. Mais c'est aussi un mode de fonctionnement général en Inde ; il suffit de les voir pendant des embouteillage interminables, ils attendent tranquillement et ne tentent pas de trouver une solution. D'autres copains sont attristés de voir que l'economie va patir de ces attentats, qu'elle n'en a vraiment pas besoin en ce moment et que finalement, ca veut aussi dire que les terroriste gagnent leur pari alors...
En tout cas, personne n’a vraiment peur, meme si de recents articles sont assez alarmistes.
Quant a la couverture médiatique de ces derniers jours, elle etait entierement centrée sur les attaques. Que ce soit a la télévision, sur internet, ou dans les journaux, les multiples reportages et analyses ne parlaient que de ca. J’ai pu d'ailleurs remarquer une certaine américanisation des jingles des chaines d'informations (avec cris, sang, coups de feu, musique de film d’horreur stressante et annonces des BREAKING NEWS) assez étonnante ! Par contre, les détails différaient énormement entre les differents medias et l’on avait parfois l’impression d’une rétention d’informations de la part de certains....

Maintenant, et ce, tout le monde le dit, c’est au gouvernement de prendre des mesures (d’ailleurs, comme manoeuvre politique, le ministre de l’intérieur Shivraj Patil, a remis sa démission dimanche, tout comme le conseiller à la sécurité nationale...) Reste a voir s’ils vont vraiment renforcer leurs dispositifs sécuritaires, surtout avec le debut de la periode touristique qui approche... le resultat se verra peut-etre dans les prochaines elections generales du debut d’année 2009 !

lundi 24 novembre 2008

Mariage a l'indienne - 2eme partie


La vraie fete du mariage avait donc lieu samedi soir…
Cela avait lieu un peu en dehors de Delhi, dans le Sud. Dans un quartier apparemment dédié aux mariages, puisque nous sommes passés devant pres d’une cinquantaine de maisons ou des mariages étaient organisés, reconnaissables a leurs guirlandes lumineuses pendant sur les facades, et des drapés rouges et roses suspendus a l’entrée.
L’endroit était a la mesure de notre imagination. Un grand espace en plein air avec des tentes, des centaines fauteuils roses et recouverts de coussins dorés, des fleurs partout, une petite fontaine dans un coin, et bien sur des buffets fruits, d’apéritifs, differents plats, des d’entrées, desserts... ) ou des dizaines de cuisiniers en toque blanche s’affairaient. (Mes collegues m’avaient prévenue, « on reconnait un bon mariage a la nourriture qu’ils proposent ! »)
Accueillis par nos propriétaires, nous sommes présentés aux différents invités... Les femmes me sourient et commentent mon sari (qu’apparemment je portais tres bien) - Bon, j’avoue, deux femmes me sont venus en aide a un moment pour le remettre correctement de la bonne facon (j’ai d’ailleurs essuyé leurs foudres car je portais un legging en-dessous et non pas la jupe ‘petticoat’ qu’il faut normalement assortir !)
Le mariage traditionnel hindou commence sans les mariés. La famille de la mariée est la premiere a arriver sur place (vers 21h-22h), pour commencer a manger et a discuter. Le marié, lui, n’arrive que beaucoup plus tard (il faut se faire attendre par sa belle-famille !!) montant un cheval blanc, accompagné par une fanfare de cuivres et des lumieres, entouré par ses amis et sa famille qui dansent... . Il est habillé de facon traditionnelle et porte un chapeau ou pendent des perles devant sa figure...
Une fois enfin arrivé (la fanfare met pas mal de temps a se déplacer...), apres avoir recu la bénédiction du guru de sa famille, il va ensuite attendre sa future femme sur une sorte de scene....
Sa femme etait « cachée » pendant tout ce temps-la dans une maison attenante... Vetue de ses plus beaux habits, maquillée, decorée, dorée, elle porte pierreries, doreries et meme des objets traditionnels qui pendaient a ses poignets.
Elle se fait escorter jusqu’au lieu de réception par ses amis, frere, et cousines, qui tiennent au-dessus de sa tete un étonnant filet de fleurs (jasmin et orchidées). Elle rejoint enfin son mari sur la petite scene apres de multiples photos, pauses, et chants.
C’est ensuite le moment de la cérémonie d’échange de colliers de fleurs (qui dure elle-aussi assez longtemps). Les mariés s’échangent leurs voeux. Un systeme ingenieux de souffleur projette des pétales de fleurs dans le ciel au-dessus d’eux qui retombe en pluie sur les mariés et les invités. Puis c’est la séance de photo obligatoire (c’est finalement le photographe qui gere et dirige tout le déroulé de la soirée !!)

Nous sommes ensuite rentrés sans voir la suite de la soirée. Il etait 2h du matin, et ils devaient encore tourner autour d’un feu sacré, recevoir la benediction vers 3h ou 4h du matin avec uniquement la famille proche, et ensuite, j’imagine, ouvrir leurs cadeaux...

Bizarrement, meme s’il y avait de la musique, ce n’était pas du tout un mariage « dansant » (peut-etre a cause du froid, il devait quand meme faire 10-12 degrés au milieu de la nuit, et ce n’est pas tres facile de danser en sari!!), il n’y avait pas d’alcool (des jus de fruits chimiques gazeux a la place du champagne !), et toute la nourriture etait végétarienne !
En tout cas, c’etait un vrai plongeon au coeur du plus profond de la culture indienne; le mariage (qu'il soit un arranged marriage comme ici, ou un love marriage) correspond au fondement de la cellule familiale, et donc au fondement de toute la société indienne!

Pour plus d’infos, un article dans Aujourd’hui l’Inde Les quatre commandements du mariage indien

mercredi 19 novembre 2008

Mariage à l'indienne - 1ere partie

Nos voisins - propriétaires de notre appart organisent le mariage de leur niece, qui vit au Canada et qui va se marier avec un Indien installé à Toronto.
Depuis 1 mois, c'est l'effervescence dans notre immeuble. Des guirlandes lumineuses ont été installées sur la facade, des fleurs en papier crépon et en plastique ont été accrochées par centaines sur tous les balcons, et les invités se succedent dans leur appartement...
Le mariage proprement-dit se déroule en plusieurs étapes (et sur plusieurs jours).
La premiere partie se déroulait hier soir, et nous étions donc invités à une petite réception religieuse (80 personnes au bas mot). Un peu décues avec mes collocs de ne pas pouvoir mettre nos beaux nouveaux saris (la grosse fete n'est que samedi soir!) nous avons quand meme fait les essayages! (cf photo!!)
La céremonie religieuse s'organise donc avant le mariage en lui-meme. Notre petite rue avait un air de fete. En un apres-midi, ils avaient monté et installé une gigantesque tente colorée devant la maison, avec des tapis, de la sono, des lumieres, pour former un grand chapiteau ou tronaient des idoles de dieux et de déesses (Ganesh, Durga, Shiva, Krishna, et Hanuman).
La soirée a duré plus de 3h, en musique, assis en tailleur devant l’autel des offrandes.
C’est une cérémonie tres familiale, et religieuse et finalement assez peu tournée vers les jeunes mariés (qui sont habillés en jean et en simple kurta !). Le chanteur au micro (cheveux longs et déhanchement bollywoodien) est la principale attraction! Apres des chants, des applaudissements, des danses, encore des chants, des offrandes, et des prieres, la bénédiction de la déesse bienveillante Durga est enfin recue pour les jeunes mariés, et les invités ont le droit de récupérer les offrandes (des fruits), c'est un signe de "good luck"! Puis, le repas-buffet peut commencer... il est 23h30.

mardi 18 novembre 2008

Visiteurs a Delhi

Les deux derniers week-end ont été bien remplis, mais pour une fois, nous sommes restés a Delhi.. et pour cause... des visiteurs de France tres importants nous ont permis de profiter pleinement des joies de la vie dans une capitale!
C'était l'occasion de (re)-découvrir quelques endroits et atmospheres
a Delhi et de montrer nos talents de négociation des auto-rickshaws.

Au programme donc, de tres bons restos (O Calcutta et ses spécialités du Bengale, dont les crevettes dans une veritable noix de coco), du shopping, le marché d'artisanat de Dili Haat, du shopping, le bazar de Pahar Ganj, du shopping (mince, encore ?!), la visite de Old Delhi avec le Fort Rouge et la Mosquée Jama Masjid, le dédale des ruelles encombrées de Old Delhi en cyclo-rickshaw, le magnifique parc de Lodi Garden ou tronent des ruines Moghols du 14eme
siecle, l'hotel Imperial et son resto asiatique aux plafonds boisés ciselés et au patio japonais absolument splendide, la rencontre d'une procession de mariage en pleine rue... et.. d'un éléphant sur une autre avenue...!

mardi 11 novembre 2008

Le quotidien... et autres déplaisirs minuscules

-Ce matin, cela fait la quatrième semaine consécutive que l'eau chaude ne marche pas... vive la douche froide! Et encore, je devrais m'estimer heureuse, au moins l'eau n'est pas coupée!

-Les techniciens qui sont venus ce matin pour filmer et interviewer le chef de projet et le directeur d'Handicap International pour un documentaire que l'on est en train de réaliser, n'avaient pas de micro a leur caméra. Enfin, heureusement on s'en est rendus compte juste avant qu'ils ne partent.... à la fin de la derniere prise!

-Marchander tous les matins son auto-rickshaw pour aller au boulot, c'est sympa au début... mais au bout d'un moment, on en a vite marre. Ce matin, j'ai trouve une nouvelle technique avec le rickshaw-wallah : le pari. Si l'on se retrouvait dans des embouteillages, je lui donnais 50 roupies, sinon, cela n'aurait été que 30 roupies (le prix du compteur). Bon,....on arrive, 25 minutes plus tard.... il était au final très content de ses 50 roupies !


lundi 10 novembre 2008

Nizamuddin


Les chants soufis dans le quartier musulman de Delhi

Le quotidien... et autres plaisirs minuscules


Une fanfare de cuivres passe dans la rue hier soir. C’est la procession traditionnelle pour un mariage. On s’approche, intrigués pour mieux observer... quand tout a coup, on se retrouve au milieu du cercle, encouragés et acclamés par les invités pour danser au beau milieu de cette petite foule, parmi les femmes en tenue de soirée aux saris dorés. Le marié nous sourit depuis son cheval arnaché, les photographes nous mitraillent, les femmes rigolent et chantent...

Au marché de l’artisanat de Dili Haat, on s’arrete boire un verre dans une petite gargotte, a coté d’une famille indienne. Les hommes commencent a nous parler et il s’avere qu’ils travaillent dans le textile pour des entreprises francaises (Kenzo, Jean-Paul Gauthier, Lili Gaufrette...) Tres flattés de rencontrer des Francaises, ils sont tres fiers de nous faire la bise, et nous offrent gracieusement notre chai (thé) en partant.

Tous les jeudis soirs, les musulmans Soufi chantent dans le quartier musulman de Nizamuddin. Devant la Darga, (tombe sacrée), les gens s’installent en tailleur, et tout comme nous, passent un peu de leur temps a écouter les percussions et les chants soufis en ourdou. La soiree « immersion dans la culture musulmane » ne peut se finir autrement qu’en allant dans un boui-boui du quartier pour manger de la délicieuse viande grillée (Mutton Sheek Kebab, Chicken Tandoori...)

Depuis quelques semaines, les petits commercants du quartier de mon boulot me reconnaissent, et m’accueillent chaque matin d’un grand sourire et d’un « Good Morning Ma’am »... une bonne facon de commencer la journée !

mercredi 29 octobre 2008

Diwali, la fete des lumieres

Hier, le 28 octobre c’etait Diwali, la plus grande et plus importante fete hindoue, qui est celebrée par les Hindous a travers le monde entier, elle marque le nouvel an hindou.
En fait, cela représente la victoire du dieu Rama contre les démons et son retour dans son royaume avec sa femme, la belle Sita. C’est aussi le jour ou l’on attend la déesse Lakshmi (je vous rappelle, elle est la déesse de l’argent et de la prospérité) qui rend visite a chaque famille le soir-meme. Il faut donc l’accueillir de la meilleure facon !
Les Indiens se retrouvent en famille, ils revetent leurs plus beaux habits, et installent des bougies, lampes a huiles et des lumieres devant chez eux, pour remercier les dieux de leur avoir apporté santé, prospérité et bonheur. On s’offre des cadeaux et des sucreries, c’est un peu comme Noel chez nous. D’ailleurs, la frénésie des achats dans les marchés ces derniers jours ressemblait à notre dernier week-end de l’Avent dans les Grands Magasins !
Hier soir, je rentrais de mon week-end prolongé (oui, car qui dit fete hindoue, dit jour ferié, et donc week-end escapade pour moi !) dans mon petit rick-shaw... La vision de toutes ces maisons illuminées par des guirlandes électriques colorées, des petites bougies, et des cierges dans toute la ville etait assez extraordinaire. Chaque maison, de la plus luxueuse à la plus rustique avait installé des petites bougies sur le pas de leur porte (meme dans les gares, sur les quais, des centaines de petites bougies brillaient dans la nuit...)
Mais Diwali, c’est aussi les pétards, les feux d’artifices, les fusées, les fontaines de lumieres, et autres engins explosifs lumineux, qui éclairent le ciel de Delhi (et de l’Inde entiere) pendant toute la nuit... et qui ont un certain volume sonore...

lundi 13 octobre 2008

Durga Puja


La semaine dernière a eu lieu l'important festival hindou Durga Puja (le culte/prière à la déesse Durga). Pendant 9 jours, et plus particulièrement dans la région de Kolkata (Calcutta) dans le Bengale; on célèbre cette déesse et le fait qu'elle ait vaincu les démons, pour aider le Dieu Rama. C'est donc la victoire du bien sur le mal... tout un programme!
A Delhi; la célébration battait également son plein!
Les rues et les parcs se sont couverts de chapiteaux; et chaque soir; la foule se presse pour faire une offrande à la déesse aux 8 bras... cela ressemble plus à un carnaval ou à une fête foraine qu'une vraie fête religieuse: il y a des stands de nourriture, des vendeurs de glaces, des orchestres, des manèges, des spectacles...
Le dernier jour (Dusshera, qui est ferié dans toute l'Inde); c'est le moment où la déesse de terre glaise est -normalement - immergée dans le Gange.

A Delhi, on ne sait pas trop où ils les emmènent mais en tout cas, on a croisé beaucoup de camions où s'entassents à l'arrière hommes, enfants et déesses en bois... vers une destination inconnue!



On a aussi croisé des orchestres, des chars, des fanfares et de drôles de géants en bois... (qui sont brulés le soir à l'aide d'une flèche enflammée au milieu des pétards et des feux d'artifices)

samedi 11 octobre 2008

Scènes de rue

Petit aperçu en vidéos.. Scènes de rue et moments pris sur le vif


Rishikesh


Sur un cyclo-Rickshaw


Demi-tour sur l'autoroute en auto-rickshaw

lundi 22 septembre 2008

Week-end delhiite

Ce week-end à Delhi fut bien rempli. Plein de découvertes dans cette ville qui regorge de différents quartiers et fourmille de différentes atmosphères.
Petit aperçu:
-Marché de Lajpat Nagar, où au détour d'un bazar, on monte les quelques marches qui mènent à une boutique et on se retrouve dans l'antre d'Ali Baba pour toute shoppeuse qui se respecte: des tops, des pantalons, des robes de marque (Marc Jacobs, American Eagle, Abercrombie, Calvin Klein, Mango, Zara...) pour un prix défiant toute concurrence: en gros pour une robe Marc Jacobs avec une étiquette indiquant 300 dollars, on l'achète 300 roupies... (soit 4,5 euros)
- "Pendaison de crémaillère à l'appart", environ 30 personnes dans notre grand salon, à danser, manger, boire et fumer, 5 nationalités différentes, on mélange les samosas au saucisson, les salades de riz aux chips indiens.
-Balade dans le parc de Haus Khaz Village de Delhi, qui abrite un lac à l'eau verte et aux arbres morts mystérieux. On y croise des vieux sadhus un peu perdus, et des jeunes couples indiens se cachant dans les ruines pour s'embrasser en paix.
-Beauty Parlour: on va se faire un massage. Lorsqu'on arrive, le salon ferme 5 minutes plus tard, mais ils décident de rester ouverts pour nous. Finalement, le massage de la tête à l'huile de noix de coco aura duré 1h15...
-Désormais, on mange (presque) tout le temps dans la rue: achat de samosas délicieux au petit commerçant du coin; on regarde le "boulanger" cuire ses chapatis, on en achète un tout chaud, qui sort du four en pierre; resto Thai sur le bord de la route sur des chaises en plastique; ou encore jalabis chauds et fumants (pâtisserie sucrée et grasse) chez le pâtissier....

vendredi 19 septembre 2008

Vie de pacha

En Inde, chaque famille un tant soit peu aisée a une servante, un boy ou un domestique pour accomplir les taches ménagères.

Au bureau, on a une "cleaning lady" qui arrive la première au bureau, nettoie tout, prépare des bouteilles d'eau qu'elle dépose sur chaque bureau et fait chauffer l'eau pour le thé (chai). Il y a également un "office boy" qui effectue toutes sortes de petites bricoles : réparations, chauffeur, manutentionnaire, bricolage.

De même, notre appartement a la chance de recevoir la visite tous les jours d'un "maid", qui est la pour nettoyer, ranger, et faire notre vaisselle. Il a 17 ans, et me parle pas un mot d'anglais. On communique par signes et on commence a bien rigoler... Il faut dire que c'est quand même un peu notre sauveur, car c'est lui qui a chassé les premières souris de la cuisine.... (Pour me faire comprendre, j'ai d'ailleurs trouvé une très bonne mimique pour mimer les rats...!)

Si on avait voulu, on aurait pu également avoir un cuisinier, un chauffeur, quelqu'un pour nous faire la lessive, un homme a tout faire... (nos propriétaires, qui habitent juste en dessous de chez nous ont environ 5 domestiques...)


Ces pratiques peuvent paraitre choquantes pour nous.... mais c'est tout a fait normal pour ici (lorsqu'on a de l'argent, il faut embaucher d'autres personnes qui n'ont pas les moyens, et généralement, leur offrir également le gite....) Mais cette bienveillance apparente a ses limites: lorsqu'on demande si ces "servants" ont des jours de congé (ou au moins un jour de repos hebdomadaire), on nous regarde avec des grands yeux... , et je ne veux pas connaitre le montant exact de leur salaire....

mardi 16 septembre 2008

Anecdotes d'une travailleuse

-Se faire livrer des repas au bureau..., classique ? oui, sauf quand les livreurs vont jusqu'au bureau lui-même, au 4e étage d'un bâtiment, et apportent joliment emballé dans du papier journal de délicieux patties (à la pâte feuilletee) en moins de 5 minutes après l'appel et surtout pour 7 roupies pièce (soit 10 centimes d'euros)
- Recevoir en réunion des prestataires pour discuter d'un contrat..., classique? oui, sauf quand ils sont 3 à proposer des stylos à personnaliser, et qu'ils discutent autour d'un bureau... le marchandage s'installe et c'est à celui qui parlera le plus fort et proposera le meilleur prix pour la meilleure prestation... On se croirait dans un marché dans la rue!
-Manger a midi avec ses collègues..., classique ? oui mais ici tout a une saveur particulière. Chacun rapporte des plats de chez soi et partage son assiette. Les assiettes passent de mains en mains, on goute à tout, on picore des chapatis (galettes de blé) chez les autres, on se sert dans le plat de l'autre côté de la table, on boit à la bouteille. Quoi de plus normal ?

jeudi 11 septembre 2008

Arrivée à Delhi

Depuis ce matin, 11 septembre, me voici donc à Delhi. Après 3 semaines cet été comme touriste, je suis de retour dans un environnement que finalement je connais, donc plutôt rassurant malgré tout.

L'odeur et le bruit des rues redeviennent familiers, je ne m'étonne plus de voir des vaches sur l'autoroute, et je redécouvre les magasins du quartier de Malviya Nagar, dans le sud de Delhi, où l'on trouve de tout: des téléphones portables derniers cris (I-Phone à 31 000 roupies, soit 500 euros), au petit stand dans la rue qui fabrique des doubles de clés en limant et râpant des anciennes clés...(et elle marche!)
Un peu de pluie pour m'accueillir, en souvenir de la mousson de cet été, et la vie quotidienne delhiite va peu à peu prendre son rythme!